Un hôtel pour les insectes 

Structure en mélèze, toit en ardoise.

Le mélèze est très imprégné de résine, sa résistance à la sécheresse (en altitude), aux intempéries et aux chocs est exceptionnelle. Imputrescible, durable et esthétique. (pas besoin de traitement)

Vous aurez ainsi un hôtel à insectes durable.

Toutes dimensions possibles.

| RENSEIGNEMENTS |

Pourquoi un hôtel à insectes dans votre jardin ?

Les oiseaux ne sont plus les seuls hôtes du jardin à bénéficier de nichoirs : désormais, les insectes auxiliaires ont eux aussi droit à des hôtels, c’est-à-dire des abris destinés à les attirer, les retenir et leur offrir un gîte leur permettant de se reproduire. 

L’hiver est une bonne période pour installer de tels abris : les travaux de jardinage se faisant plus rares, on a un peu plus de temps pour bricoler une cabane de luxe pour les habitants ailés du jardin.  

En installant l’abri avant la fin de l’hiver, vous aurez davantage de chances de le voir occupé dès le mois de mars. La diversité des insectes accueillis s’enrichira au fil des mois et des années.

Des insectes pour lutter contre les parasites et assurer la pollinisation

Loger les insectes, oui, mais par n’importe lesquels : l’objectif est d’abord, pour les jardiniers, de favoriser les espèces d’insectes auxiliaires, précieux alliés pour lutter contre les parasites des plantes. Ce n’est pas tout à fait de la lutte intégrée, très utilisée en culture biologique, mais presque : on n’introduit pas artificiellement des populations d’insectes bénéfiques, mais on les attire dans son jardin, et on les encourage à y rester, afin qu’ils se nourrissent des espèces nuisibles ou assurent la pollinisation.

Biodiversité et pédagogie

L’autre avantage est qu’on contribue ainsi à favoriser la biodiversité locale et à rétablir l’équilibre de la chaîne alimentaire. L’intérêt pédagogique n’est pas non plus négligeable : voilà une bien jolie façon d’éveiller les enfants et de les sensibiliser à la richesse de la faune sauvage !

Enfin, il est amusant de suivre l’occupation de ces abris, qui peuvent d’ailleurs s’avérer décoratifs, élaborés avec des matériaux naturels : fagots de branches, tiges creuses, planchettes de bois, bûches percées de trous reproduisant des galeries horizontales, paille, carton ondulé ou alvéolé, fibres de bois, briques creuses…

Les clés du succès de l’hôtel à insectes

Le principal critère à prendre en compte est l’emplacement de l’abri : de préférence au Sud ou au Sud-Est, le dos aux vents dominants, avec un toit imperméable (en ardoise par exemple) pour le protéger de la pluie, et surélevé d’au moins 30 cm pour le mettre à l’abri de l’humidité du sol. Une armature en bois permet de rendre l’ensemble plus étanche. L’endroit choisi devra être assez calme, à l’écart des allées et venues, et à côté d’un parterre de fleurs sauvages ou cultivées, afin que les insectes aient un accès facile à leur nourriture.

Les insectes auxiliaires à accueillir

Une grande variété d’insectes auxiliaires peuvent se voir offrir le gîte, voire le couvert, grâce à la nourriture qu’ils trouvent naturellement autour de leur abri :

  • Les coccinelles : amies bien connues des jardiniers, elles sont de grandes prédatrices de pucerons, et apprécient de se réfugier sous les amas de feuilles mortes, dans les tiges creuses, dans les trous percés dans des briques ou des bûches, ou entre de minces planchettes de bois disposées en mille-feuille et espacées entre elles par quelques graviers.
  • Les chrysopes se nourrissent de pucerons. Elles élisent domicile dans la moelle des tiges de sureau, dans des bûches percées, ou encore dans des boîtes remplies de fibres d’emballage ou de papier froissé.
  • Les osmies sont de petites abeilles solidaires, à l’abdomen roux et poilu. Elles sont très utiles pour la pollinisation, et leurs abris de prédilection, où elles s’installent dès le début du printemps pour y pondre leurs œufs, sont des tiges creuses ou des bûches percées de trous, bien abritées des intempéries (vent, pluie).
  • Les pemphédrons, ces petites guêpes noires et inoffensives, solitaires, nourrissent leurs larves de pucerons. Elles s’installent dans les bottes de tiges à moelle (sureau, buddleia, ronce, framboisier, rosier).
  • Les carabes appartiennent à la famille des coléoptères, et ils sont souvent confondus avec les scarabées. Leurs larves sont de grandes dévoreuses de parasites : balanin de la noisette, chenilles de carpocapse… Ils trouvent refuge dans les vieilles souches ou sous des morceaux de branches.
  • Les aphidius sont de petits hyménoptères, dont la morphologie tient à la fois de la guêpe et du moucheron. Leurs larves parasitent les pucerons, en se développant à l’intérieur de leur corps. De nombreuses autres espèces de petits hyménoptères sont également de redoutables parasites à l’état larvaire pour des espèces nuisibles comme la pyrale du maïs, la piéride du chou, les chenilles mineuses des feuilles, les aleurodes, les noctuelles…
  • Les syrphes ressemblent à des guêpes, mais ils font partie de la famille des mouches : on les identifie facilement à leur vol stationnaire au-dessus des fleurs à butiner. Leur intérêt est double : la larve se nourrit de pucerons, et l’adulte assure la pollinisation. Ils apprécient les tiges à moelle, comme de nombreux autres hyménoptères.

L’abri sera-t-il occupé à coup sûr ?

Reste à relativiser le succès de ces hôtels à insectes : comme l’a montré récemment une enquête de Terre Vivante (magazine qui a largement contribué à la popularité de ces gîtes) auprès de ses lecteurs, les insectes ne sont pas toujours au rendez-vous. Si les osmies et les petites guêpes solitaires semblent prendre possession assez facilement des abris aménagés à leur intention, d’autres insectes auxiliaires (coccinelles et chrysopes notamment) se montrent plus capricieux, et boudent les logements qui restent parfois déserts.

Source : Gerbeaud

80 cm x 60 cm

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